En ce moment, c’est la campagne pour les élections régionales. Le saviez vous ? Si, on en parle à la télé et à la radio, et on croise, de temps à autre, les candidats et leurs équipes sur les marchés, les salles publiques, les quartiers, … Bref, ça communique !
Après ma rupture avec les Verts [1] au sujet d’Europe Ecologie, je suis libre de mes pensées politiques. Et je suis clairement à gauche, voulant que la gauche gagne... Clair et précis... J’ai donc apporté quelques pierres à la campagne de Jacques Auxiette, tête de liste PS d’une liste « plurielle » avec des candidats PC et écologistes [2]. Ma contribution a été à la hauteur de mon temps à y consacrer : faible tout de même. Juste quelques heures sur un projet à la demande du directeur de cabinet actuel, avec qui j’ai usé mes culottes de syndicaliste étudiant, même si on nous n’étions pas d’accord à l’époque [3].
Bref...
J’ai reçu en début de semaine les tracts de jacques Auxiette sur l’économie sociale et sur le milieu associatif. Et je vais me faire le plaisir de les analyser et commenter, après avoir fait le préambule suivant : je n’ai pas participé à la réflexion, et encore moins à l’écriture, de ces morceaux de programme. Ceci étant dit, allons y...
Sur le tract ESS, le titre accroche : « Economie sociale et solidaire :
diversité, dynamisme, originalité, innovation ». C’est totalement vrai, même si je mets un bémol sur l’innovation, qui ne concerne pas tout le secteur [4].
Quelle vision a Jacques Auxiette de l’économie sociale ? En plein débat sur l’entrepreneuriat social, sa définition sera un bon élément d’ancrage dans le débat :
« Les entreprises de l’économie sociale et solidaire constituent un modèle de démocratisation de l’entrepreneuriat en raison de la participation des salariés et des usagers à la prise de décision collective et responsable. »
On voit que la définition apporte les éclairages essentiels : entrepreneuriat collectif et responsable. Manque juste l’aspect de la répartition des pouvoirs et des richesses, mais les exemples qui suivent permettent de penser que le modèle classique de l’économie sociale [5] sert de socle à la réflexion.
Les entreprises de l’économie sociale et solidaire constituent donc un secteur économique à part entière et ont été intégrées dans la politique de l’action économique régionale. Nous avons reconnu la filière à hauteur des intérêts économiques et sociaux qu’elle représente tout en tenant compte de ses spécificités par rapport aux entreprises classiques.
Sur le côté « secteur à part entière », je mets un bémol tant certains acteurs dépensent de l’énergie à parcelliser le mouvement. Mais cette position tend à prouver la vision globale et unifiée que souhaite Auxiette pour le secteur. Et là, je le rejoins totalement. Tant qu’on mettra dos à dos les acteurs associatifs, coopératifs et mutualistes, le mouvement sera affaibli et donc plus perméable aux attaques de libéraux.
Au carrefour des initiatives individuelles et collectives, la force de cette filière économique
réside dans sa capacité à s’unir autour de projets communs. Le Conseil régional apporte un fort soutien à la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire, notamment pour la mise en place de l’observatoire de l’Economie Sociale et Solidaire. Il soutient l’Union Régionale des SCOP pour la reprise d’entreprises par des salariés sous forme coopérative et pour la transformation des associations en sociétés coopératives (SCOP, SCIC).
Le Conseil régional renforce également les fonds propres et apporte un soutien aux
investissements des entreprises du secteur.
Niveau régional, action régionale, acteurs régionaux... Évidement... L’apport des observatoires des CRES en terme de lisibilité du secteur est énorme. Pour se connaître, se reconnaître et peser ensemble, il faut se compter ! D’autant que l’analyse des chiffres et données permettent de mettre en avant le discours et les pratiques, les approches qualitatives sur les différences de salaires, la féminisation et tout ce qui fait qu’à un moment, le secteur n’est pas seulement un conglomérat de statuts, de chiffres et d’individus, mais aussi des relations interpersonnelles, du droit et des hommes [6].
Pour poursuivre les efforts de développement de la filière, il faut également accompagner
la promotion de ses actions collectives.
Hoouuu... C’est bon ! La promotion des actions collectives !! Dans ce bas-monde hyper individualisé, il est bon de reconnaître et promouvoir l’action collective comme moyen de changer les choses. Devions nous en attendre autre chose de la part d’une personne de gauche ?
Il participe également à la structuration du secteur en apportant, par exemple, son soutien à l’organisation des Ecossolies, à la plateforme « commerce équitable » ou encore à la création d’une filière de services à la personne en Sarthe.
Et à Ressources Solidaires ? Certes notre visibilité en tant qu’acteur local est faible, mais elle dépasse largement les frontières ligériennes ! La Région nous a aidé en finançant un emploi tremplin [7], étape essentiel à notre démarrage... Pour devenir LA référence de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire sur tout le territoire, malgré les grincheux ! Si la Région n’avait pas eu cette politique volontariste, jamais le chercheur d’emploi ici, et à Lille / Dunkerque ou Marseille n’aurait pu voir les offres de notre site ! Qu’on se le dise... Et pareil pour le Conseil général de Loire Atlantique ou Nantes Métropole... Rendons à César ceux qui …
La crise économique nous a montré que nous avions raison de croire au développement
de l’économie sociale et solidaire. Elle constitue une alternative au tout spéculatif et un modèle de gestion grâce à ses innovations sociales et économiques.
Oui, vous avez eu raison, les faits ont malheureusement été là. Les entreprises de l’économie sociale ont mieux réagi à la crise [8] pour plusieurs raisons :
Gestion à moins court terme que des groupes le nez rivé sur les profits à court terme dus aux exigences de rentabilité des actionnaires
Management participatif des parties prenantes, ce qui fait qu’on recherche plus la pérennité et moins le profit immédiat
Un système de répartition des richesse qui fait que les réserves sont souvent plus importantes que dans les entreprises classiques
Elle aura contribué à l’émergence d’un tissu économique régional varié, indispensable à une bonne prise en compte des exigences nouvelles des consommateurs qui s’inscrivent davantage comme des acteurs de la consommation.
Bof... Phrase un peu ploum ploum...
Être aux cotés des associations menacées par le désengagement de
l’Etat
L’Etat est de moins en moins présent pour soutenir les initiatives de nos
concitoyens qui s’investissent dans la vie associative : 16 % en moins de
budget aux associations pour 2010, des coupes budgétaires en direction
de l’éducation populaire, de la culture, et Révision Générale des Politiques
Publiques (RGPP)…
et
Faciliter l’accès au crédit des entreprises
Les entreprises, notamment les TPE et PME et toutes les structures de l’Economie sociale et solidaire, subissent aujourd’hui un assèchement en matière de crédit bancaire.
Oui, effectivement, la RGPP (Révision générale des politiques publiques) impacte fortement le milieu associatif qui travaille depuis des dizaines d’années en supplétif ou complétif des pouvoirs publics. Sauf que... C’est nier les secteurs associatifs émergents, qui, depuis une grosse vingtaine d’années, développent cet esprit associatif et ces projets collectifs. Ces secteurs comme le commerce équitable, l’éco-habitat, les finances solidaires sont des secteurs « neufs » qui se structurent peu à peu. Or, la vision liée à la RGPP est une vision qui exclut ces associations car elles ne sont pas dans le champ de la RGPP. Et c’est aussi (pourtant ?) là qu’on trouve les difficultés de financement, de formation, de gestion des compétences, sans parler de l’absence de dialogue sociale, de sensibilisation à la fonction employeur et tout et tout... L’accompagnement doit se faire aussi là. Est ce le rôle de la Région d’accompagner ? Non, bien entendu, mais elle doit pouvoir s’appuyer sur d’autres (CPCA, USGERES, …) pour le faire, comme elle l’a fait dans d’autres domaines, avec les mêmes.
L’engagement de 2004 est donc tenu :
Le Conseil régional aide les entreprises de l’économie sociale et solidaire à se positionner sur leur marché en appuyant leurs initiatives économiques et la professionnalisation de leur gouvernance.
Pour conclure, la plaquette de positionnement de la liste Auxiette sur l’économie sociale trouve un bon équilibre entre cette économie sociale traditionnelle et celle innovante. En renforçant les structures fédératives (CRES ou URSCOP), en permettant la mise en oeuvre d’outils de lecture, tout en donnant des solutions pour créer de l’emploi dans le secteur marchand, la majorité sortante a prouvé qu’elle avait compris l’économie sociale ET solidaire.
Qu’en pensent les autres ? La CRESS Pays de Loire a interrogé les 3 principales listes en Pays de Loire : majorité sortante, Europe Ecologie et UMP.
Sur la question des relations entre le conseil régional et l’économie sociale, les réponses reflètent bien les positionnements politiques.
Jean-Philippe Magnen souhaite soumettre les conditions d’octroi des aides économiques du CR à des indicateurs sociaux et environnementaux et renforcer également la commande publique responsable. Pour cela, il propose la signature d’un contrat cadre entre la région, les acteurs de l’ESS et la CPCA qui permettrait aux entreprises de l’ESS de bénéficier de nouvelles dispositions en matière de partenariat public/privé et éviterait le recours systématique aux appels d’offre.
L’intégration de éco-conditions à l’obtention d’aides publiques va dans le bon sens, aussi bien pour l’économie traditionnelle que l’économie sociale. Reste à savoir lesquelles, la « contrainte » qu’elles peuvent représenter et les moyens pour aider à la transition. En effet, si les contraintes demandées sont économiques fortes, elles vont entrainer des coûts, à ajouter aux aides demandées.
Quant à la triangulaire CR / acteurs / CPCA, je ne la comprends pas. D’une part, parce que cela exclut le « non-associatif » du contrat [9]. D’autre part, je ne comprends même pas le fond. Peut être que les propos rapportés sont déformés / tronqués / traduits [10]. Que vient faire la CPCA dans l’histoire ?
Christophe Béchu ne rejette pas l’idée de liens contractuels mais pense que cela doit être réfléchi au cas par cas. Il insiste sur la notion de transparence et sur l’établissement de cahier des charges où les parties sont clairement déterminées.
Ah... La contractualisation comme seul arme ! Pas de cadre général, du cas par cas au nom de la transparence... Reste plus qu’à parler de la main invisible du marché et les dogmes libéraux seront tous là...
Jacques Auxiette considère que le problème a été mal posé au niveau de l’Etat et que le conseil régional a donc été amené à le gérer. Il souhaite que les parlementaires se mobilisent sur ce sujet et insiste sur la nécessité d’élaborer des règles transparentes et de se doter de quelques outils construits en commun et validés ensemble. Il précise que la région peut agir sur cette question en tant qu’ensemblier et sera attentif aux propositions de la CRESS pour faire élaborer une relation contractuelle en cohérence avec les préoccupations des structures de l’ESS.
Au début, j’étais chagriné par la réponse... Et puis, en y réfléchissant... Certes, il élude dans ces propos la question de « la région levier d’un développement ». En même temps, le dernier mandat prouve que l’actuelle majorité a su trouver le levier. Mais, dans le fond, Auxiette a raison en reposant la question du cap économique à tenir. Cela ne peut passer que par des décisions nationales, l’application et les ajustements se faisant localement. Une vraie et belle politique de développement de l’économie sociale, voilà une belle alternative que le PS pourrait reprendre dans son programme de 2012... Encore faudrait il qu’il soit plus à l’aise sur la question de l’alternative au capitalisme ? [11]
Sur la question de la promotion de l’économie sociale, les candidats sont plutôt unanimes.
Les trois candidats s’accordent sur l’importance de la promotion de l’ESS et sur la nécessité d’y consacrer des moyens suffisants.
Jean-Philippe Magnen propose de populariser les valeurs de l’ESS auprès du grand public en soutenant le Mois de l’ESS ainsi que la diffusion des produits de la finance solidaire et la promotion de la monnaie sociale.
Rien de bien engageant et innovant. Rappelons qu’une SCOP peut fabriquer des savonnettes et être de l’économie sociale [12] et une association peut soutenir la filière nucléaire ou la vente d’armes. Dans tous les cas, je préfère les savonnettes...
En conclusion des candidats...
Jacques Auxiette considère que l’ESS est essentielle au développement économique et social de la région et que la CRESS, par son rôle de rassembleur de l’ensemble des acteurs, est l’un des interlocuteurs privilégiés du Conseil Régional.
Acteur économique et social, voilà qui est pertinent. Et visiblement, la CRESS est l’interlocuteur privilégié. A juste titre.
Christophe Béchu croit en l’ESS comme acteur dynamique du territoire. Ses convictions le mettent en capacité de faire des propositions porteuses pour l’ESS.
Oui. Ne sous estimons pas l’intérêt réel de Christophe Béchu pour l’ESS. Il l’a prouvé plusieurs fois et sait pertinemment de quoi il en retourne. Après, sa vision politique n’est peut être pas la notre, la mienne, la votre.
Jean-Philippe Magnen pense que ses propositions traduisent sa volonté d’associer dès à présent la CRESS à la création d’une véritable révolution verte dans notre région.
Credo classique, la transition écologique de l’économie, y compris sociale et solidaire.
On ne peut pas agir sans qu’il n’y ait de conséquences. C’est le principe de l’approche par système, plusieurs éléments d’un tout sont imbriqués et interagissent ensemble. Quel rapport avec mon titre ?
L’E10, de son nom complet, SP95 E10, est un carburant pour les véhicules des professionnels et particuliers. Alors que notre SP95 contient à l’heure actuelle environ 5% d’éthanol (Carburant issu de l’agriculture [13]), l’E10, comme son nom l’indique, en contient 10%. En mécanique, comme dans beaucoup d’autres domaines, on ne peut changer un mélange dans ses proportions sans conséquences, surtout quand ce mélange contribue directement à l’explosion libératrice d’énergie, et donc de mouvement [14]. Et surtout quand la proportion arrive à ce niveau de 10% !
La prise en compte environnementale est une bonne chose, je le dis, répète et l’affirme. On ne peut pas continuer à vivre comme nous le faisons. Et l’arrivée de véhicules et produits moins polluants va dans le bon sens de la société. Est ce que cela suffira ? C’est un débat qui permet de caler (et bouger) le curseur que la société elle même souhaite mettre, en fonction des rapports de force politique. Mais elle a des conséquences. Pas la peine de passer en revue la liste des modifications apportées au quotidien pour une meilleure prise en compte des dégâts provoqués par l’homme sur son environnement, elle serait trop longue. Revenons à notre carburant !
Depuis l’invention du moteur à explosion, les chercheurs ont tenté d’améliorer les performances des carburants, aussi bien en terme énergétique qu’en terme d’impact environnemental depuis quelques années. On sait qu’un moteur à explosion pollue. Le nier serait crétin ! Rouler en voiture, moto, cyclo, camion ou bus pollue dès lors que nous utilisons un véhicule à moteur à explosion. L’impact environnemental se calculera ensuite selon les rejets chimiques après explosion, le nombre de personnes transportées [15] et sa capacité à être recyclé [16].
L’E10 arrive de plus en plus dans nos stations services, remplaçant le SP95 que nous connaissions. On le trouve à côté du SP98 [17], carburant « cocorico », créé par les pétroliers en France pour garder un marché captif [18]. Sauf que … L’E10 est plus pauvre en essence que précédemment. Et un mélange plus pauvre entraîne des conséquences sur l’explosion et sur la mécanique : échauffement des pièces [19], risque de transformation en acide formique [20] qui attaquera l’aluminium et le magnésium des moteurs et risque d’oxydation de certains métaux. En fait, grosso modo, pour rouler avec de l’E10, il faut que le véhicule soit prévu pour. Compréhensible me direz vous ? Oui, sauf qu’ils ne le sont pas toujours ! Pour les voitures, je ne sais pas, mais pour les motos, les premiers sondages donnent des résultats hallucinants ! En se basant sur les enquêtes de Moto Magazine et de la FFMC 35, aucune marque à part harley Davidson [21] n’accepte l’E10. Ces réponses sont à mesurer, car en fait, dans les maisons mères, au mieux on répond, au pire, on ne sait pas. Et dans les concessions locales, on se réfère aux … maisons mères ! D’où un joyeux cafouillage ! Même BMW, souvent en avance sur les questions environnementales de ses véhicules, dit que ses véhicules ne sont PAS compatibles !! Tous sont par contre compatibles avec le SP98, ce fameux carburant franco-français. Je le répète, je ne sais pas pour les voitures …
Alors... Que dire ! Que pour des raisons environnementales acceptables socialement, on va flinguer nos moulins !? Non, bien entendu. Alors que faire ? Visiblement, la question dérange, car les réponses sont difficiles à avoir et même le travail d’enquête sérieuse de Moto Mag n’a pas réussi à faire ressortir une vraie ligne claire et précise de la part des constructeurs [22]. Pourtant, l’E10 existe ailleurs, et même souvent depuis longtemps. Comment nos véhicules n’ont pas pu être prévus pour ? Car l’E10 bouffe les plastiques et les durites si ils ne sont pas prévus pour ! Je suis pourtant enclin à écouter d’une oreille attentive les propositions pour améliorer mon empreinte écologique, pour améliorer la protection de la planète ... tout en gardant des espaces de liberté individuelle égoïste, la moto en étant un. Mais comment peut on nous faire avaler cette couleuvre ? « Mettez de l’E10 dans votre moteur, vous améliorerez la planète ! ». Et les risques pour mon véhicule, objet de transport [23] et de passion ? « Ah, y’en a ?? Voyez votre constructeur ! »...
Donc, quoi faire ? Pour ma part, j’ai tenté une fois l’E10 car je n’avais pas le choix. Rien de particulier, la R1150rt a fonctionné normalement, sans à-coups, sans perte de puissance, sans « étrangetés »... Mais ce n’était qu’une fois, peut être que le risque exposé ci dessus vient avec une utilisation prolongée. Ceci dit, le site officiel sur l’E10 accepte ma moto [24] ! D’où vient cette info ? Et puis, je n’ai pas la conduite sportive, ni un véhicule hyper pointu comme peuvent l’être certaines motos … Que dire !? Qu’exceptionnellement, je peux en mettre... ? Probablement. Par contre, une chose est sûre, elle n’aime pas le 98. La faute au pot catalysé ! Mais la R1100rt n’est pas catalysée et elle n’aime pas non plus... Le mieux reste le SP95 (à 5%)... Et il est amené à disparaître...
Tous les billets de Moto Magazine ici ...
Définition de wikipedia de l’essence... Très instructif !
Lesite officiel et gouvernemental du carburant E10 ...
Vous le savez, j’aime bien les bêtes... Et j’aime forcément moins ceux qui les piquent, canardent, empoisonnent, ...
Alors, je m’étais déjà attiré les foudres des amateurs de corrida, d’ailleurs de façon bête, car je mettais en avant certaines formes de corrida et d’autres, je les clouais au pilori de la bêtise culturelle humaine. Et là, je sens que je vais me faire des copains chez les chasseurs...
Il y a peu, je revenais de faire mes courses. Je traverse la forêt autour de Bonnoeuvre, et là, je passe devant un panneau de signalisation... Attention [25]... Je ralentis... Des travaux ? Des promeneurs à pied ? A vélo ? Un troupeau de vaches échappées de leur pré ? Un deuxième panneau, quelques mètres plus loin apportera la réponse...
Le panneau n’est pas dénué d’humour, preuve que les chasseurs en ont... de l’humour... Les gibiers apprécieront ma position de façon relative...
1. Osons le jeu de mots "chasse en cour"... "chasse en cour", "chasse à cour"... oh... Drôle... Humour... Rire ;
2. Le dessin illustre deux sangliers en train de courir... Là, le message des chasseurs est clair : "amis automobilistes, au détour d’un arbre, vous pouvez entrer en collision avec un ou deux sangliers et donc avoir un accident... Attention !"...
Mais moi, comme je suis un anti chasseur primaire, l’humour, je le vois ailleurs... L’humour, je le vois dans le dessin du danger représenté par les sangliers. Oui, certes, un sanglier est un danger, car l’adulte mâle pèse entre 80 et 200 kg, et lancé à pleine vitesse, les carrosseries des autos, motos, camions et tracteurs s’en souviennent.
Mais qui est le danger ? Le sanglier qui n’a rien demandé et à qui on impose de traverser dans les passages pour "piétons animaliers" sur les routes ou le chasseur avec son fusil qui tue par accident tous les ans ? Environ 250 accidents de chasse par an !!
L’Office National de la Chasse a publié son rapport annuel sur les accidents de chasse. Au cours de la
dernière campagne, 240 accidents ont été enregistrés (80 légers, 120 graves et 40 mortels), contre 259
pour la saison précédente. Cette baisse, serait réjouissante si elle pouvait se poursuivre tous les ans.
Les résultats ne sont pas vraiment satisfaisant, le nombre d’accidents mortels est resté pratiquement le
même. Extrait du rapport annuel de l’Office Nationale des Forêts
Et puis la phrase du panneau appelle à une vigilance collective... Au delà de la nécessaire vigilance que l’automobiliste doit avoir parce qu’il roule sur la chaussée... Devons nous en plus prévoir qu’un sanglier, dérangé pendant sa sieste ou son repas [26], surgisse sous les roues alors que ni lui, ni nous, n’avons demandé quoi que ce soit !!??
Alors, pour conclure, les chasseurs ont de l’humour... Autant d’humour que beaucoup d’autres organisations qui inversent la responsabilité qu’ils ont et la retournent vers les autres, souvent premières victimes...
Non, décidément, les chasseurs ne sont pas mes amis...
A quand en France, une promotion du partage de la route aussi bien fait, aussi drôle et pédagogique que ce clip anglais ?
Quand aura t on enfin la possibilité de voir les pouvoirs publics prendre les usagers de la route (Quel que soit le véhicule !) pour des gens raisonnables, c’est à dire doués de raison ?
Le titre vous rappellera la chanson "c’est la mère Michel qui a perdu sonc chat", sauf que là, elle le retrouve.
Cet article n’est pas à destination de ceux qui ne comprennent pas la relation forte qui peut exister entre un animal et son maître. D’ailleurs, doit on, peut on, appeler "maître" celui qui partage, plutôt que celui qui donne des ordres ? Surtout à un chat ! Ceux qui ne peuvent pas comprendre qu’on puisse s’attacher à un animal domestique, au delà de la simple relation "je te donne à manger / tu gardes la maison en notre absence", au delà du simple deal "Tu chasses les souris / je te file des croquettes", bien plus loin que le simple "Amuses moi / je te donne un coin près de la chaudière". Nan, ceux qui limitent la relation à cela ne comprendront pas ce billet. Je ne les juge pas dans leur relation à leurs animaux domestiques, qu’ils ne me jugent pas dans la mienne.
Ma situation est simple à l’heure actuelle : j’ai perdu mon chat. Où plutôt, j’ai perdu ma chatte. Tigrette a disparu depuis un mois maintenant. Du jour au lendemain, elle n’est pas revenue à la porte. Elle qui depuis 10 ans, dépassait à peine les limites du jardin, n’a pas réapparu. Ce constat n’est pas un appel pour que vous me disiez si vous l’avez vu. J’ai déjà parcouru en long, en large et en travers les fossés, granges et pâtés de maison autour de la notre. Point de chat !
Tigrette est arrivée le même mois que nous à Riaillé. Elle est arrivée dans notre vie en mai 1999. Elle venait d’une portée des chats d’un de nos voisins. Toute petite, elle était malade des instestins, elle perdait aussitôt ce qu’elle mangeait, nous la suivions donc à la trace. Et je l’ai soigné pendant des mois à la pipette. Ce qui fait qu’elle avait un rapport "étrange" à la nourriture, elle devenait une vraie tigresse dès qu’on lui mettait à portée de dents (De griffes ?) quelque chose de comestible. Et elle avait également un rapport fort avec moi, car je l’avais soigné pendant longtemps. Probablement cette reconnaissance que certains ne comprendront pas de la part d’un animal...
Malgré sa relative absence à vouloir s’éloigner, cela n’empêche qu’elle avait une vraie vie de chat. Un jour, je l’ai retrouvé boitant... Elle s’était arrachée un doigt [27], cela pissait le sang, à vif. Le vétérinaire m’a donné une crème à lui mettre plusieurs fois par jour. Et au bout de quelques semaines, la peau s’était reformée, laissant une patte avec une patte en moins, et donc une griffe. Il lui manquait aussi une canine, ce qui fait qu’elle avait du mal à couper et à déchiqueter. Bref, une chatte avec ses aléas de vie féline...
Tigrette a partagé donc notre vie pendant 10 ans, dont une bonne moitié sur les fauteuils, canapés et autres coussins divers. Mais surtout les cartons et sacs que je laisse à côté de ma chaise.
Chat domestique rural, voilà comment on pourrait la qualifier... Domestique car elle aimait être dans la maison quand on y était, se promenant du fauteuil au canapé, en passant par la chaise de la cuisine ou encore le tapis du couloir du 1ier étage. Et dès qu’on s’approchait, elle se roulait sur le dos, attendant gratouilles et calins.
Oui, Tigrette était le chat de la famille, comme tous les autres animaux. Mais c’était surtout mon chat. Le chat qui se comportait comme un chien, marchant à côté de moi, ou entre mes jambes, dans la rue, qui grimpait pour dormir sur mon épaule comme un perroquet (Même à 10 ans, imaginez le poids !), qui attendait aux pieds de ma chaise pendant qu’on mangeait, ...
Tigrette, je l’ai cherché pendant 2 heures il y a 3 semaines, sous la pluie. Je suis allé voir les fossés le long de la route Riaillé / Joué sur Erdre, réceptacles habituels des animaux de compagnies un peu trop téméraires. J’en ai déjà récupéré ici. Là, mes deux heures seront restées infructueuses... Point de cadavres, si ce n’est détritus et bouteilles habituels, dus au vent. Dans les granges alentours, dans les jardins, point de chat qui ressemble à la mienne. Pourtant, au détour du jardin, de la véranda, je la vois régulièrement arriver... Mais non, ce n’est pas elle, juste ma mémoire qui traverse le voile de mon conscient, juste pour me rappeler que je l’ai abandonné.
Parce que c’est bien ce sentiment que j’ai. Elle a disparu au moment où mon emploi du temps était très très lourd. Beaucoup absent, je n’ai pas pu donné les quelques minutes habituelles à lui consacrer. Je suis parti en vacances avec cette terrible image de Tigrette mourant toute seule, dans son coin. Peut être blessée. Mais seule. Je n’en sais rien, je n’ai pas retrouvé son corps. Et pourtant j’ai cherché. A chaque fois que je vais donner du pain à Gobane [28], je la vois arriver. Mais non. Alors, je regarde sous l’arbuste, que j’ai déjà regardé la dernière fois. Je scrute du gris avec du noir, qui trancherait avec le vert de la saison. Mais non. Elle qui a su adopter tous les autres chats qui sont passés dans la maison, ce sont eux qui viennent maintenant quand j’appelle. Sauf qu’ils ne m’apportent rien, les restants, car ils ne veulent pas entrer dans la maison, ils sont sauvages. Ils ne sont pas dans l’échange, ils mangent ce que je leur donne, mais ne m’apportent rien.
Alors, je me suis résigné. Et régulièrement, je pense à elle. Et les larmes me montent aux yeux. Pendant quelques minutes, mon chagrin s’exprime, à l’abri de mon environnement. J’ai l’impression de la pleurer seul, c’est le cas.
Oui, vous avez bien lu. Je pleure mon chat ! Parce que j’ai toujours vécu avec des animaux domestiques, chien et chat, et parce que, sans aller trop loin dans la gagatitude animalière, un animal qui partage ma maison et dont je m’occupe, ne se cantonne pas à un "être vivant à qui je donne une gamelle et qui me remplit un service en échange". Il intègre totalement ma vie familiale, comme un membre de ma sphère domestique.
Alors, je suis profondément triste d’avoir perdu Tigrette. Triste de la savoir mourir sans avoir eu des paroles réconfortantes de ses maîtres, de son maître, de moi. Triste de ne pas pu avoir récupérer son corps. Triste de ne pas fait la dernière caresse pendant ma période si animée en janvier. Triste de ne plus avoir d’animal à cajoler le soir, à appeler pour lui faire des gratouilles, pour lui donner un peu d’affection.
Triste d’avoir perdu mon ami animal !
Au revoir Tigrette, ce billet n’est pas ridicule pour moi. Il est l’adieu que je n’ai pas pu te faire, il est la caresse que je n’ai pas pu te prodiguer, il est le dernier geste que je ferais dans notre amitié homme / chat, clôture d’une relation affectueuse de 10 années. Merci pour les ronrons, merci pour les caresses, les coups de tête affectueux, les roulades, et même les griffes et morsures. Inutile de te dire que si j’avais écrit sur une feuille, l’encre aurait été encore tâchée. Là, le clavier reçoit un coup d’essuie tout. Et puis, hop, comme d’habitude, personne ne le verra. Comme à chaque fois... Depuis une mois...
Ce livre est né du trouble suscité par la coexistence d’une dégradation de la situation économique et sociale d’un nombre croissant de personnes et d’un capitalisme en pleine expansion.
Pourquoi la critique du capitalisme, si vive dans les années soixante, se réduit-elle aujourd’hui à des invectives incapables de proposer des voies alternatives ? Les changements du capitalisme sont-ils inéluctables et si bénéfiques ? Pourquoi ce "désarroi idéologique" ? S’inspirant de la problématique de Max Weber, les auteurs montrent que de nouvelles valeurs, inspirant les discours du management, ont rendu tolérable et permis la réussite de ce nouveau capitalisme fondé sur l’initiative des salariés et l’autonomie de leur travail. Ce "nouvel esprit du capitalisme" a en particulier incorporé la "critique artiste" qui s’était épanouie en mai 1968 en revendiquant "une exigence de libération, d’autonomie et d’authenticité" que le capitalisme hiérarchisé et aliénant ne pouvait satisfaire.
Cette somme qui brasse avec bonheur les apports des différentes sciences sociales s’adresse à un public averti. En montrant combien à chaque âge du capitalisme celui-ci a besoin d’une idéologie qui légitime ses pratiques, les auteurs en appellent à une relance de la critique pour limiter son expansion démesurée. —Gery Dumoulin
L’Entreprise
L’art de la récupération
La situation sociale se dégrade, pourtant le capitalisme triomphe. Partant de ce constat, les auteurs s’interrogent : malgré ses tares, malgré les dégâts humains qu’il engendre, comment le capitalisme peut—il encore apparaître comme le seul système possible, voire souhaitable ? Sans doute grâce à sa capacité d’adaptation, de récupération et de communication. Le capitalisme a besoin de faire partager une idéologie, un " esprit " pour obtenir l’adhésion des personnels nécessaires à la production et à la marche des affaires. " Pour être mobilisateur ", précisent même les auteurs, cet esprit doit " incorporer une dimension morale. " Alors qu’il subissait une crise croissante d’adhésion à la fin des années 60, le capitalisme a su rebondir en récupérant une partie des thèmes de la contestation de Mai 68.
En étudiant les discours du management des années 90, Luc Boltanski et Eve Chapiello montrent notamment comment ceux-ci ont intégré les thèmes de l’autonomie, de la créativité, du rejet de la hiérarchie, du refus de la planification, ou font l’éloge des petites structures en réseau... Résultat, la critique " artiste ", qui dénonçait l’alliance du capitalisme et de la bureaucratie, est muselée. Et la critique " sociale ", figée sur de vieux schémas de production hiérarchisée, devient inopérante. Malgré l’épaisseur du volume, le propos est passionnant. Et chacun peut y puiser quelques éléments de réflexion pour se réapproprier son existence. —Delphine Sauzay—
Détails sur le produit
* Broché : 843 pages
* Editeur : Gallimard (26 octobre 1999)
* Collection : NRF essais
* Langue : Français
* ISBN-10 : 2070749959
* ISBN-13 : 978-2070749959
Même si ses positions sont quelquefois controversées, elle est et reste une des figures emblématiques du féminisme. Reprenant la définition de Wikipedia sur le féminisme, il me semble pourtant important d’en retirer ma propre version.
Pour moi, le combat féministe, celui que je soutiens depuis que j’ai réussi à connecter mes neurones, et qui rejoint celui de l’émancipation citoyenne et de la liberté sexuelle [29], repose sur l’émancipation de la femme du statut que, culturellement ET naturellement, l’Homme l’a placé depuis des siècles et des siècles. J’explique.
Sans tomber dans la misandrie [30], surtout pas, le féminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir ce qu’il considère être les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile : amélioration du statut des femmes dans les sociétés et construction de nouveaux rapports sociaux. Naturellement, la société a donné des tâches aux femmes en lien avec ce que la "nature" leur a donné, càd la capacité de procréation. Donc, les femmes s’occupent des enfants, par répercussion le domestique [31] et de la nourriture (Côté préparation). Il est donc facile de "comprendre" que la femme s’occupe du foyer, pendant que l’homme va à la chasse.
Bon, maintenant, les hommes qui se retrouvent en bas des immeubles habillés de peaux de bêtes, avec des lances en bois, sont assez peu courants. Mais pourtant, est ce si bien différent ? N’est on pas encore dans une société où la différence de salaire à responsabilité égale est une situation qui perdure depuis des années malgré des dispositifs législatifs ? N’est on pas encore dans une société, même si cela progresse, où la répartition des tâches ménagères n’est pas si équilibrée [32] que cela ? Nous avons donc d’un côté une inégalité de salaires (La chasse est plus fructueuse ?) et d’un autre une répartition déséquilibrée de activités domestiques collectives ("La femme aux fourneaux !")...
Dont act ! Bon revenons à cette journée France Inter sur Elisabeth Badinter... Dans l’émission animée par Nicolas Demorand, elle explique, par une tirade cinglante, que les couches culottes lavables pour bébé sont un recul net de la condition féminine. Elle va même jusqu’à se coller Cécile Duflot [33], jeune mère qui arbore fièrement [34]sa volonté de concilier vie publique, vie privée, naissance et produits bios. Les couches lavables et la volonté de ne pas utiliser de petits pots pour bébé seraient un retour en arrière sur les combats féministes.
Agnès et moi étions sur la route pour Nantes. Et nous avons écouté avec attention les propos. Et nous étions plutôt d’accord... Et nous nous disions que les écolos n’allaient pas apprécier :
l’attaque (basse) contre leur passionaria Duflot ;
l’attaque sur le naturel et sa dictature ;
En effet, Madame Badinter a exprimé également le fait que le retour au naturel (Bio et autres tendances sociétales du moment) était dangereux, car la nature est par définition dangereuse (La loi de la jungle ?) et que l’homme n’a de cesse depuis des siècles de se libérer de la difficulté de la nature. Ces propos m’ont heurté de plein fouet dans ma réflexion engagée depuis plusieurs mois [35] sur la contradiction (? ?) entre nature et culture, entre progrès et développement, entre modernité et protection de la planète. Madame Badinter a aussi parlé d’un autre sujet qui m’interpellait depuis plusieurs années [36]... L’allaitement maternel ! A la naissance de Marianne, ce sujet est venu naturellement sur le tapis car Agnès voulait allaiter, les affiches dans les salles d’attente ne parlaient que de cela, ... Le lait industriel ne serait il pas bon ? Ne serait il pas même meilleur que certains laits maternels ? Probablement oui... Ce qui n’enlève pas le contact, la relation mère / enfant qui passe par l’allaitement, la symbolique et tout et tout... Mais nutritionnellement... ? Les enfants des années 70, élevés au lait industriel ne sont ils pas en bonne santé ? Le lait maternel n’a jamais fait reculé la malnutrition et la mortalité infantile...
Alors qu’a fait Madame Badinter ? Casser un certain nombre de dogmes actuels que la société bien pensante et bobo-isante tente de nous donner comme vérité indéniable...
Le lait maternel est meilleur que tout ;
On doit donner des soupes et purées faites main pour BIEN élever son bébé ;
On doit utiliser des couches lavables pour ne pas nuire à la planète ;
...
les couches lavables nécessitent 2,3 fois moins d’eau, 3,5 fois moins d’énergie et 8 fois moins de matières premières non renouvelables qu’une couche jetable. Le verdict se révèle implacable : l’empreinte écologique de la couche lavable est plus de deux fois meilleure que celle de la couche jetable.
Mais quel asservissement à la machine à laver ! Est ce terrible de dire que nos mères ont salué l’arrivée des couches jetables, car cela les a libéré des corvées de machines à laver !? Et que dire de nos grands mères ? Si elles avaient pu en avoir, car elles lavaient à la main !
Alors écologie VERSUS féminisme ? C’est le débat que certains auraient voulu voir apparaitre... Badinter VERSUS Duflot ? Probablement... Mais surtout, culture VERSUS nature et dictature écologique VERSUS progrès social...
Ce qui me chagrine dans l’écologie depuis que les Verts ont été absorbés par Europe Ecologie, c’est que nous sommes entrés dans une période de culpabilisation de l’individu, sans faire réellement la même chose sur les industriels... Ici, on culpabilise le consommateur qui n’a pas acheté bio, la mère qui n’allaite pas son enfant, le salarié qui ne prend pas le bus, la famille qui part en vacance sur les dunes des plages, ... Et ce n’est pas tant de dire "ne rejetez pas la faute que sur la société" que dire que le collectif géré [37] est majoritairement responsable des actes directs de l’individu... Le refus de la "taxe carbone" première mouture par le Conseil Constitutionnel en est une preuve flagrante. Rappelez vous !
Dans un communiqué publié mardi soir, les Sages du Palais-Royal considèrent que l’ensemble des "exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques" dépouillent la loi de son ambition de lutte contre le réchauffement climatique et créent "une rupture d’égalité devant les charges publiques". "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les juges constitutionnels. 93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant, en auraient été exonérées, poursuivent-ils.
Bien entendu, il ne faut ni exonérer l’individu, ni exonérer le collectif administré. Les deux sont liés, les deux sont responsables. Mais la tendance très libérale de mettre essentiellement la pression sur les méchants individus au bénéfice d’un "foutez moi la paix aux entreprises qui ont déjà du mal à produire" est un peu énervant.
La culpabilisation de l’individu, et là, en l’occurrence, de la mère, est énorme. "berengere1981" réagit sur Rue89 et s’exprime avec soulagement suite aux propos de Madame Badinter :
Cette mère qui se force à allaiter alors qu’au fond elle déteste ca, cette mère qui après une journée de boulot s’épuise à faire des purée de brocolis bio car les petits pots sont interdits de séjour à la maison : c’est moi !
Depuis la sortie du livre d’Elisabeth Badinter « Le conflit, la mère, la femme », quand je l’entends interviewée, je suis prise d’une sorte d’extase : enfin quelqu’un me comprend !
Moi qui harcelée par toute cette pression si bien décrite par la philosophe, choisit petit à petit de me pourrir la vie !
Alors, bien entendu, il est évident que la solution est entre les deux, c’est à dire, si on pouvait utiliser des couches jetables à faible impact environnemental, ce serait l’idéal. Et avec cette question, on trouve un vrai choix de société... Doit on loucher vers le retour à des anciennes méthodes (Avant l’ère de la surconsommation moderne) moins polluantes, mais peut être moins émancipatrices ? Ou regarder vers le progrès salvateur de nos erreurs ? Le capitalisme ayant la faculté de recycler sa propre critique [38], les industriels ont su retraité la demande sociale de "mieux être" en créant des petits pots de bébé avec des produits bios. La mère est elle toujours culpabilisable ? Ne peut on pas croire [39] que la pression sociale des consommateurs fera que les industriels, aidés par les gouvernants, changeront leur mode de production et leur produit, apportant aux consommateurs des produits respectueux ET émancipateurs ?
Je le crois. Et je remercie donc Madame Badinter d’avoir porté la discussion pour briser ces dogmes culpabilisants...
Pour être objectif, il serait dommage de ne pas donner la réponse de la leche league France et la lettre ouverte de "vertes de rage", collectif de femmes écolos.
Tel était le slogan et en même temps l’accroche de la consultation lancée mi-janvier par l’hebdomadaire Moto Journal. Le but de cette enquête : mieux connaître les attentes, les espoirs, les priorités des motards et plus largement des conducteurs de deux roues.
Et il est vrai qu’au moment où le parc de deux roues à moteurs ne cesse de progresser, plus de 60% ces dix dernières années, au moment où la pratique du deux roues devient plus utilitaire que passionnelle, les motards sont inquiets.
Devant l’augmentation des pratiquants accompagnée, par la force des choses, d’une hausse des accidents, les pouvoirs publics semblent bien décider à vouloir légiférer.
On entend de plus en plus parler par exemple du port du gilet jaune, de contrôle technique (alors que moins d’1% des accidents des deux roues motorisés sont imputables à une défaillance technique), ou bien encore d’une éventuelle interdiction des remontées de file (actuellement verbalisées) et pourtant véritable avantage du deux roues en agglomération.
Quoi qu’il en soit, plus d’un tiers des motards interrogés par Moto Journal placent l’amélioration des infrastructures routière en priorité absolue. Les rails de sécurité meurtriers, les ralentisseurs et les peintures glissantes arrivent une fois encore en tête des préoccupations de ces motards.
Autre résultat intéressant, les motards interrogés reconnaissent humblement avoir des progrès à faire en matière de maîtrise de leur véhicule et, pour près de 90% d’entre eux, souhaitent que la formation donnée puisse évoluer.
Sécurité, formation plus poussée, sensibilisation ce sont aussi les leitmotivs de la Fédération des Motards en Colère qui fête cette année ses 30 années d’existence. L’occasion pour la FFMC d’appeler à une journée de mobilisation nationale le 13 mars prochain en demandant à tous les motards et scootéristes des grandes agglomérations de se comporter, le temps de cette journée, comme des…automobilistes. C’est-à-dire en respectant les files, les uns derrière les autres, comme une voiture ou en prenant une place de stationnement payant comme les quatre roues… Les inconditionnels et passionnés du deux roues seront-ils entendus ? Réponse, vraisemblablement après les élections régionales…
Eh oui, depuis le temps que je voulais l’écrire celui-là... Le titre est alléchant non ? Vaste programme que celui-ci... Parce que ...
Je hais les cintres.
Le cintre agresse l’homme. Par pure cruauté.
Le cintre est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
Le cintre est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Pierre Desproges
Je déteste en général tous les objets intermédiaires entre mon objet de départ et mon objet d’arrivée... Genre la casserole dont on ne se sert jamais, mais qu’on est obligé de bouger pour ranger celle qui sert tout le temps... Ou la peluche sur le canapé qu’on est obligé d’enlever pour s’asseoir et de remettre après [40] ... Ou encore le pot de fleur posé sur le rebord de l’étagère à assiettes, ce qui fait qu’à chaque fois qu’on met le couvert, on enlève le pot de fleurs, et on remet le pot de fleurs...
Je déteste donc ces objets qui nuisent à ma relation direct avec l’objet cible... Vous comprenez... Le cintre, c’est pareil... Il nuit à l’épanouissement de la relation entre mon manteau et de moi même... C’est pour cela qu’à chaque fois que j’en utilise un, il me reste en deux dans les mains ! VENGEANCE !
Mais ce que je déteste encore plus, ce sont les valises à roulettes... Depuis que je fais beaucoup de trains et de métros, je côtoie cette saleté d’objet...
Je hais les valises à roulettes.
La valise à roulettes agresse l’homme. Par pure cruauté.
La valise à roulettes est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
La valise à roulettes est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Inspiré totalement librement de Pierre Desproges
Les valises à roulettes sont un prolongement des bras du l’homo modernicus en voyagus... Un appendice artificiel greffé, tout comme il [41] s’est fait greffé l’oreillette bluetooth à point bleu clignotant [42]... La valise à roulettes a remplacé le sac à dos des hippies des années 70 ou l’attaché case des "business men" des années 80 !! Maintenant, on marche le bras tendu en arrière plutôt que tendu sur le côté ou le dos vouté... Peut être que squelettiquement, c’est mieux, mais pas pour les pieds... des voisins...
Car QUI N’A PAS RECU UN COUP PAR CET IMMONDE OBJET PARCE QUE SON PROPRIETAIRE ETAIT EN TRAIN DE FAIRE LA CAUSETTE A SON VOISIN ET QU’IL A VU LA BIFURCATION AU DERNIER MOMENT ????? Hein ???
Et moi, le métro dans les gares, j’en bouffe à longueur de semaine, alors, les valises à roulettes, je me les prends dès la descente du train, sur le quai de la gare... Et paf, je coupe la route, torse en avant, le bras en arrière, l’appendice en plastique suivant bêtement... Et hop ca file entre les gens, l’avant passe, l’arrière pas toujours... La valise zigzag entre les gens, heurtant et roulant sur les pieds... Ou dans le meilleur des cas, obligeant les suiveurs à freiner leur pas pour laisser passer l’immonde objet à roulettes...
Je hais ces valises à roulettes !
Mais je hais aussi les vitres teintées... Surtout dans une camionnette de livraison !
Je hais les les vitres teintées.
La vitre teintée agresse l’homme. Par pure cruauté.
La vitre teintée est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
La vitre teintée est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Inspiré totalement librement de Pierre Desproges
La vitre teintée sert à se protéger du soleil... Il parait... Moi, je pense que c’est surtout pour ne pas qu’on les voit, les gens à l’intérieur... Z’ont des choses à cacher je pense... Se cacher... Sauf que, les vitres teintées, ca cache aussi la visibilité... Moi, en moto, quand je suis [43] une camionnette avec des vitres teintées, je ne vois pas ce qu’il y a devant lui... Je ne peux pas anticiper la route... Et c’est dangereux... Je ne peux pas voir à travers l’habitacle la route devant son pare brise... Alors que quand ce n’est pas teinté, pas de soucis, je peux voir que le virage arrive, que le croisement est proche, qu’une voiture déboule en sens inverse... Et je peux anticiper... Alors que là, la teinture m’empêche d’anticiper... Et anticiper sur la route, c’est ce qui permet de survivre... Donc la vitre teintée m’empêche de survivre... Elle me nuit... Et donc elle est dangereuse pour moi...
A bas les vitres teintées... !
Mais surtout, rejoignez mon groupe Facebook pour interdire les valises à roulettes !
660 km dans un paysage enneigé, mais bon, sans trop de soucis ? Que de l’autoroute ...
Sauf qu’à 1,5 km de St Julien Chapteuil (43), la D26 a décidé de nous pourrir le peu de distance qui restait !
Sinueuse à souhait, elle doit être magnifiquement agréable en été en moto... :)
Là, deux frayeurs ! La première est une glissade qui a conduit la voiture à s’immobiliser à 15 cm du fossé ... de 3m de profondeur environ ! On est sorti, flagellant, on a poussé la voiture et on est reparti, sans un bruit dans la voiture... L’ambiance était celle de ceux qui ont croisé un gros danger et qui s’en sont sortis grâce à une méga chance du diable !
Quelques centaines de mètres plus loin, les lacets arrivent, les deux premiers passent, on roule en 1ière, les yeux grand-ouvert... Et tout d’un coup, les roues partent, heureusement vers la droite de la route, c’est à dire vers l’intérieur du virage...
Étant passager à ce moment, j’ai vu le talus arriver doucement, j’ai vu la neige se soulever quand le capot a heurté la terre, et j’ai senti la voiture basculer (un peu)... Un "tout le monde va bien plus tard ?", je sors et me casse la gueule sur le verglas... Bon, visiblement, on pouvait pas y faire grand chose !
Je me relève et fais le tour de la voiture. La roue arrière gauche est à 15 cm du sol.
Les feux clignotants de la voiture...
Dans le fossé, dans la nuit, dans le froid, dans la neige,...
Les premières voitures arrivent et nous demandent comment cela va. Je les remercie, pas de corporel, pas de matériel apparent, juste une belle frousse et un soucis à régler rapidement : sortir, au risque de mourir congelé !
J’appelle Inter Mutuelles Assistance (0800 75 75 75) qui prévient un dépanneur. 2mn après, le dépanneur me rappelle pour connaître le lieu exact et ce qu’il y a faire. Avec ma réponse, il semble ennuyer... Visiblement, cela ne sera pas simple !
30mn plus tard, il arrive avec un plateau... Et en sortant, il grimace... La plaque de verglas risque de faire déraper le camion quand il va tirer la voiture. Et la route n’est pas sablée, les deux vont partir. Euh... Si on pouvait éviter ?
Nous voilà à enlever la neige des bas côtés pour accéder à la terre... Et à lancer quelques pelletés de terre sur la route pour que les roues du camion ne dévissent pas avec la traction !
La voiture sort doucement du fossé, moi à son volant, pas super fier, car si cela dévisse !
Elle sort ... Doucement, on l’aligne avec le plateau du camion, elle monte ! Ouf, le camion n’a pas bougé... sauf que maintenant, il va falloir monter la côte à 7% mais surtout DÉMARRER en côte le camion avec la voiture dessus. Pourvu que la terre continue à nous aider. Même le dépanneur n’est pas trop fier ! Imaginez NOUS !
Le camion s’ébroue, le moteur se lance et on s’arrache de notre prison glacée ! Merci Dieu des inconscients !
On reprendra la route à l’envers, au chaud, mais là encore sns un bruit !
Le dépanneur nous ramènera au Puy en Velay, d’où nous repartirons après les formalités administratives.
La fin de la route sera très galère car il est 21h00, il fait -10 degrés et le VVF est au fond d’une petite route verglacée. Je pousserai encore la voiture dans la neige fondue, je retiendrai encore la voiture en descente sur de petites routes, je marcherai 1km seul dans la forêt pour rejoindre la voiture (à qui j’avais dit de ne pas s’arrêter sous peine de rater une côté givrée), ...
[9] Même si il existe d’autres dispositifs pour les statuts coopératifs et mutualistes
[10] Sans incriminer la CRESS sur une quelconque volonté de …
[11] Je ne parle même pas de l’alternative au libéralisme !
[12] Par son mode de répartion des pouvoirs et des richesses
[13] Le SP95-E10 (sans plomb 95 contenant 10% d’éthanol) est un type de carburant sans plomb distribué en France depuis le 1er avril 2009. Il est à terme destiné à remplacer le SP95 traditionnel (sans plomb 95 à 5% d’éthanol). Il a été autorisé par l’arrêté ministériel du 26 janvier 2009. Il est vendu jusqu’à 3 centimes moins cher au litre que le SP95. L’utilisation du SP95-E10 entraîne une surconsommation de l’ordre de 1 à 2% du fait de la teneur énergétique inférieure de l’éthanol par rapport au sans-plomb.
[14] Dois je rappeler que l’explosion du mélange essence / air après étincelle de la bougie permet la compression dans le chambre, et donc le mouvement de bas en haut du piston, lui même faisant tourner l’axe de transmission primaire ? Non hein...
[15] Le taux d’occupation du véhicule également !!
[16] Il y a sûrement d’autres critères, mais je vois ceux là comme principaux et pédagogiques
[17] L’essence sans plomb 98 est plus détergente que l’essence sans plomb 95 et se révèle plus corrosive, en particulier pour les pièces en élastomères (caoutchoucs). Ces deux carburants contiennent de fortes quantités de composants aromatiques qui sont très toxiques. Il faut donc éviter d’en respirer les vapeurs et ne pas s’en servir comme agent de nettoyage ou de dégraissage.
[18] L’essence super sans plomb octane 98 est une invention française destinée aux voitures d’avant 1992 habituées à un fort indice d’octane.
[23] pour faire les courses, partir en vacances, emmener les enfants à l’école, aller au travail, …
[24] Quels sont les véhicules compatibles ? Il est compatible avec 60 % des véhicules essence actuellement en circulation et avec la très grande majorité des véhicules neufs. Le parc automobile essence tendra donc, à terme, à être entièrement compatible. Pour les autres véhicules, il est conseillé de continuer à utiliser les supercarburants 95 ou 98, dont la distribution sera maintenue.
[25] Panneau triangulaire, point d’exclamation noir sur fond jaune
[32] Les hommes avouent que leurs compagnes font la quasi-totalité des tâches ménagères et le plus souvent sans renâcler. C’est le cas pour le tri et le nettoyage du linge (pour 94% des hommes interrogés, elles le font sans rechigner), pour le fait de changer les draps (94%), laver les sanitaires (90%) mais aussi laver les sols (84%), cuisiner (82%), faire la vaisselle (81%) ou encore faire les courses (80%) et repasser (79%)... Pas assez nobles comme activités les gars ?
[33] Ce qui me fait penser que c’était un peu téléguidé l’attaque contre la tête de liste Europe Ecologie en Ile de France !
[34] Elle a raison, c’est une vraie position féministe !
[35] Qui a déjà conduit à rendre ma carte de chez les Verts, au delà des profondes divergences que j’ai au sujet d’Europe Ecologie