Ze blog de Guillaume - Don't hate the media, become a media (Jello Biafra, activiste musicien)
Ze blog de Guillaume - Don’t hate the media, become a media (Jello Biafra, activiste musicien)
.: Je hais les cintres, les valises à roulettes et les vitres teintées...

Eh oui, depuis le temps que je voulais l’écrire celui-là... Le titre est alléchant non ? Vaste programme que celui-ci... Parce que ...

Je hais les cintres.
Le cintre agresse l’homme. Par pure cruauté.
Le cintre est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
Le cintre est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Pierre Desproges

Je déteste en général tous les objets intermédiaires entre mon objet de départ et mon objet d’arrivée... Genre la casserole dont on ne se sert jamais, mais qu’on est obligé de bouger pour ranger celle qui sert tout le temps... Ou la peluche sur le canapé qu’on est obligé d’enlever pour s’asseoir et de remettre après [1] ... Ou encore le pot de fleur posé sur le rebord de l’étagère à assiettes, ce qui fait qu’à chaque fois qu’on met le couvert, on enlève le pot de fleurs, et on remet le pot de fleurs...

Je déteste donc ces objets qui nuisent à ma relation direct avec l’objet cible... Vous comprenez... Le cintre, c’est pareil... Il nuit à l’épanouissement de la relation entre mon manteau et de moi même... C’est pour cela qu’à chaque fois que j’en utilise un, il me reste en deux dans les mains ! VENGEANCE !

Mais ce que je déteste encore plus, ce sont les valises à roulettes... Depuis que je fais beaucoup de trains et de métros, je côtoie cette saleté d’objet...

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Je hais les valises à roulettes.
La valise à roulettes agresse l’homme. Par pure cruauté.
La valise à roulettes est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
La valise à roulettes est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Inspiré totalement librement de Pierre Desproges

Les valises à roulettes sont un prolongement des bras du l’homo modernicus en voyagus... Un appendice artificiel greffé, tout comme il [2] s’est fait greffé l’oreillette bluetooth à point bleu clignotant [3]... La valise à roulettes a remplacé le sac à dos des hippies des années 70 ou l’attaché case des "business men" des années 80 !! Maintenant, on marche le bras tendu en arrière plutôt que tendu sur le côté ou le dos vouté... Peut être que squelettiquement, c’est mieux, mais pas pour les pieds... des voisins...

Car QUI N’A PAS RECU UN COUP PAR CET IMMONDE OBJET PARCE QUE SON PROPRIETAIRE ETAIT EN TRAIN DE FAIRE LA CAUSETTE A SON VOISIN ET QU’IL A VU LA BIFURCATION AU DERNIER MOMENT ????? Hein ???

Et moi, le métro dans les gares, j’en bouffe à longueur de semaine, alors, les valises à roulettes, je me les prends dès la descente du train, sur le quai de la gare... Et paf, je coupe la route, torse en avant, le bras en arrière, l’appendice en plastique suivant bêtement... Et hop ca file entre les gens, l’avant passe, l’arrière pas toujours... La valise zigzag entre les gens, heurtant et roulant sur les pieds... Ou dans le meilleur des cas, obligeant les suiveurs à freiner leur pas pour laisser passer l’immonde objet à roulettes...

Je hais ces valises à roulettes !

Mais je hais aussi les vitres teintées... Surtout dans une camionnette de livraison !

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Je hais les les vitres teintées.
La vitre teintée agresse l’homme. Par pure cruauté.
La vitre teintée est le seul objet qui agresse l’homme par pure cruauté.
La vitre teintée est un loup pour l’homme.
Il y a des objets qui agressent l’homme parce que c’est leur raison d’être. Inspiré totalement librement de Pierre Desproges

La vitre teintée sert à se protéger du soleil... Il parait... Moi, je pense que c’est surtout pour ne pas qu’on les voit, les gens à l’intérieur... Z’ont des choses à cacher je pense... Se cacher... Sauf que, les vitres teintées, ca cache aussi la visibilité... Moi, en moto, quand je suis [4] une camionnette avec des vitres teintées, je ne vois pas ce qu’il y a devant lui... Je ne peux pas anticiper la route... Et c’est dangereux... Je ne peux pas voir à travers l’habitacle la route devant son pare brise... Alors que quand ce n’est pas teinté, pas de soucis, je peux voir que le virage arrive, que le croisement est proche, qu’une voiture déboule en sens inverse... Et je peux anticiper... Alors que là, la teinture m’empêche d’anticiper... Et anticiper sur la route, c’est ce qui permet de survivre... Donc la vitre teintée m’empêche de survivre... Elle me nuit... Et donc elle est dangereuse pour moi...

A bas les vitres teintées... !

Mais surtout, rejoignez mon groupe Facebook pour interdire les valises à roulettes !


0 réaction - #Drôleries - #Drôleries - #Pierre Desproges :: 17:14
.: Riaillé -> Saint Julien Chapteuil : trajet de merde !

660 km dans un paysage enneigé, mais bon, sans trop de soucis ? Que de l’autoroute ...

Sauf qu’à 1,5 km de St Julien Chapteuil (43), la D26 a décidé de nous pourrir le peu de distance qui restait ! Sinueuse à souhait, elle doit être magnifiquement agréable en été en moto... :)

Là, deux frayeurs ! La première est une glissade qui a conduit la voiture à s’immobiliser à 15 cm du fossé ... de 3m de profondeur environ ! On est sorti, flagellant, on a poussé la voiture et on est reparti, sans un bruit dans la voiture... L’ambiance était celle de ceux qui ont croisé un gros danger et qui s’en sont sortis grâce à une méga chance du diable !

Quelques centaines de mètres plus loin, les lacets arrivent, les deux premiers passent, on roule en 1ière, les yeux grand-ouvert... Et tout d’un coup, les roues partent, heureusement vers la droite de la route, c’est à dire vers l’intérieur du virage...

Étant passager à ce moment, j’ai vu le talus arriver doucement, j’ai vu la neige se soulever quand le capot a heurté la terre, et j’ai senti la voiture basculer (un peu)... Un "tout le monde va bien plus tard ?", je sors et me casse la gueule sur le verglas... Bon, visiblement, on pouvait pas y faire grand chose !

Je me relève et fais le tour de la voiture. La roue arrière gauche est à 15 cm du sol.

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Les feux clignotants de la voiture...
Dans le fossé, dans la nuit, dans le froid, dans la neige,...

Les premières voitures arrivent et nous demandent comment cela va. Je les remercie, pas de corporel, pas de matériel apparent, juste une belle frousse et un soucis à régler rapidement : sortir, au risque de mourir congelé !

J’appelle Inter Mutuelles Assistance (0800 75 75 75) qui prévient un dépanneur. 2mn après, le dépanneur me rappelle pour connaître le lieu exact et ce qu’il y a faire. Avec ma réponse, il semble ennuyer... Visiblement, cela ne sera pas simple !

30mn plus tard, il arrive avec un plateau... Et en sortant, il grimace... La plaque de verglas risque de faire déraper le camion quand il va tirer la voiture. Et la route n’est pas sablée, les deux vont partir. Euh... Si on pouvait éviter ?

Nous voilà à enlever la neige des bas côtés pour accéder à la terre... Et à lancer quelques pelletés de terre sur la route pour que les roues du camion ne dévissent pas avec la traction ! La voiture sort doucement du fossé, moi à son volant, pas super fier, car si cela dévisse !

Elle sort ... Doucement, on l’aligne avec le plateau du camion, elle monte ! Ouf, le camion n’a pas bougé... sauf que maintenant, il va falloir monter la côte à 7% mais surtout DÉMARRER en côte le camion avec la voiture dessus. Pourvu que la terre continue à nous aider. Même le dépanneur n’est pas trop fier ! Imaginez NOUS !

Le camion s’ébroue, le moteur se lance et on s’arrache de notre prison glacée ! Merci Dieu des inconscients !

On reprendra la route à l’envers, au chaud, mais là encore sns un bruit !

Le dépanneur nous ramènera au Puy en Velay, d’où nous repartirons après les formalités administratives.

La fin de la route sera très galère car il est 21h00, il fait -10 degrés et le VVF est au fond d’une petite route verglacée. Je pousserai encore la voiture dans la neige fondue, je retiendrai encore la voiture en descente sur de petites routes, je marcherai 1km seul dans la forêt pour rejoindre la voiture (à qui j’avais dit de ne pas s’arrêter sous peine de rater une côté givrée), ...

Bref, trajet de merde !


.: Fantasme masculin : Salma Hayek

J’avoue... Ce que je préfère chez François Pinault, c’est sa femme ! Salma Hayek...

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Fantasme totalement assumé ! Quelle beauté ! Avec des formes... Et quelles formes !


1 réaction - #Moi - #Coups de coeur - #François Pinault - #Salma Hayek :: 15:32
.: Qu’ils sont drôles nos hommes politiques ?

Le jury du prix « Press club, humour et politique » a rendu public sa première sélection... Il y a du lourd. Le jury du Prix « Press club, humour et politique » présidé par Jean Miot vient de procéder à la première sélection pour l’édition 2010 de ce prix. Pour la première sélection du Prix 2010 (les deux prochaines auront lieu en mars et en juin), le jury a retenu les meilleures petites phrase collectées depuis le 1er juillet dernier :

Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret

Je suis l’homme le plus honnête du monde

Rachida Dati, députée UMP européenne

Je n’ai jamais cherché à attirer l’attention des médias

Laurent Fabius, député PS

Je ne suis pas une pom-pom girl de DSK

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement de Paris

Une chose est sûre, ce ne sont pas nos suppléants qui vont nous pousser à nous faire vacciner contre la grippe A

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes

Ce n’est pas parce que les caisses sont vides qu’elles sont inépuisables

Une mention spéciale a été attribuée par le jury à François Goulard, député-maire UMP de Vannes pour sa déclaration

François Fillon a tellement de qualités qu’il mériterait d’être Premier ministre

En juin 2009, Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, avait remporté le prix 2009 pour sa déclaration

Le vrai changement au PS, ce serait de gagner

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, avait obtenu le Prix spécial du Jury avec

Le chef de l’Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations

Les internautes avaient donné leur prix à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, qui avait dit au président Sarkozy

Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double

Un « Prix de l’encouragement » avait été décerné à Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’Industrie du Parti socialiste, pour sa formule

La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant


.: De la "dissociation du fond et de la forme" ou comment l’objectif d’utilité sociale vient légitimer le moyen de l’atteindre !

Depuis mon engagement dans le milieu associatif, on m’a toujours dit "la fin ne justifie pas les moyens"... Et son corolaire rhétorique "on ne peut dissocier le fond de la forme !"...

Quand j’ai fait mes études sociales, j’ai pu observer que la "fin ne justifie peut être pas les moyens", mais la "faim" très certainement ... On peut se souvenir, en passant, de la mère de famille condamnée parce qu’elle avait volé dans un magasin pour nourrir ses enfants.

Avec l’arrivée de Sarkozy, Empereur de France et de l’univers entier, la fin justifie les moyens... On pourra citer Sangate, les charters, ... La politique devrait être l’endroit où justement, on ne devrait pas trouver de transgression avec ce proverbe populaire... La politique dans l’acceptation de définition que c’est la gestion collective de la cité, devrait être le domaine sur laquelle on ne devrait transiger sur le couple fond / forme. Et même plus loin, c’est parce que le fond et la forme sont indissociables que l’expression démocratique prend un sens. Et c’est aussi pour cela que le pluralité des opinions est source de richesse et non l’inverse. Concrètement, c’est parce que la gauche et la droite n’ont pas les mêmes moyens de parvenir au même but que la démocratie est riche, que les électeurs jouent leur rôle et que les sociétés avancent. C’est toujours de la confrontation d’idées que naissent les nouvelles idées. Et donc, le bipartisme conduit forcément à un appauvrissement des idées, puisque, à mon avis, c’est l’appauvrissement de la diversité d’opinions exprimées qui conduit à appauvrissement d’idées en réponse à des maux de la société, et par conséquent les crises que l’on peut connaître. Beaucoup d’idées n’est pas forcément le bordel, si c’est un tant soit peu organisé (Et c’est le propre du politique que d’organiser l’expression publique et privée).

Prendre comme paradigme que l’objectif à atteindre légitime la manière de l’atteindre repose, pour moi, sur la représentation libérale. La liberté de faire et créer sans contrainte pour atteindre l’objectif de production (de biens ou de services). "Laissez moi faire, vous verrez après !" pourrait on résumer... Comme si l’objectif était déconnecté des moyens à mettre en oeuvre pour l’atteindre... Sur Mars, éventuellement, mais pas dans une société, avec une histoire, une culture, un Etat, des acteurs socioéconomiques divers et pluriels, ...

Quelques exemples qui m’interrogent ...

Exemple 1 : Je créé une entreprise de fabrication de savonnettes. Je me développe. Comme je suis un citoyen, je pense à aider les défavorisés et je créé un atelier d’insertion pour emballer mes savonnettes. Je fais un appel à financement public pour monter mon atelier, j’embauche des personnes en insertion pour l’emballage (Et donc des subventions publics car la main d’oeuvre en insertion est subventionnée). L’ambiance y est bonne, les résultats tant humains qu’économiques sont là, l’entreprise se développe. Et puis, je décide de la vendre pour faire autre chose. Je vends, j’empoche les dividendes de la vente. Fin de l’histoire. Moral ? Pour moi, cela coince au niveau de la propriété collective du capital, à partir du moment où l’ambition affichée est sociale et que des fonds publics sont utilisés. Point de remarque, aucunement je ne mets en doute l’aspect social, l’ambiance, la qualité du travail et d’encadrement, juste sur le fond de l’appartenance du capital. Qu’une entreprise capitaliste se développe, c’est ce que lui demande son ou ses actionnaires (Propriétaires individuels des moyens de production). Où est réellement l’entreprendre autrement ?

Exemple 2 : Je suis dans un parti politique, militant de longue date, ayant eu des responsabilités nationales, voire ministérielles. A un moment, légitimement, je pense que je peux être candidat pour la plus haute fonction (Président de la République). Gagner, c’est rassembler. Donc il faut que je rassemble. Soit je rassemble dans mon parti, puis au délà, sur la base d’un projet politique, soit je rassemble en dehors de mon parti, ce dernier devra suivre, comme n’importe quel autre acteur de l’échiquier. Que vous soyez du PS ou des Verts, cette similarité de trajectoire se retrouve entre un désir d’avenir de Royal (Présidentielles de 2005) ou un désir d’avenir de Cohn Bendit (Européennes de 2009 et Régionales de 2010). Dans les deux cas, les formes collectives établies sont vues comme des freins à l’objectif à atteindre. Et la question n’est pas de savoir si c’est la réalité ou non, mais bien de constater.

Exemple 3 : Je suis un citoyen, qui s’interroge sur les maux de la société et dans le monde. La misère, la malnutrition, l’analphabétisme, ... Et parce que j’ai envie que cela change, je créé une association sur mon territoire, type ONG, et je vais solliciter des fonds pour monter un orphelinat au Soudan. Je vais voir les différents (habituels) bailleurs de fonds dans ces cas là, je monte également des collectes de fonds autour de moi par différents biais (Fundraising dans la rue, collecte de produits scolaires dans la grande surface du coin, ...), ... L’objectif est louable (Du verbe louer, synonyme de "complimenter"). Pourtant, tant d’associations se créent sur la base d’une envie (presque) personnelle, morcelant encore un peu plus la solidarité, qu’elle soit charitable ou mécanique. On ne peut dire honnêtement que la démarche est égoïste, mais pourtant, elle l’est un peu, dans le sens où plutôt que d’intégrer l’existant pour monter quelque chose en interne, on créé pour que les contraintes subies soient celles qui soient personnellement acceptables, car choisies : on sait qu’il y en aura, on les anticipe, les intègre car ce sont celles que l’ont choisies

Exemple 4 : Les fondations sont un modèle de projet venu des anglosaxons. Concrètement, des droits intellectuels ou de l’argent sont alloués de façon inaliénable à une fondation par un, plusieurs individus ou un organisme pour conduire un projet à but non lucratif et d’intérêt général. Que l’on s’appelle Bill Gates, France Télécom ou Mac Donalds, le principe est le même : on donne de l’argent sans pouvoir le récupérer pour déployer un projet utile socialement (Vision large) sans en retirer de dividendes financiers. L’objectif est donc social, culturel, humaniste, caritatif, ... Mais quelque part, quelque soit le regard qu’on porte sur les hamburgers ou Windows, n’y a t il pas quelque part une supercherie du capitalisme à réparer les dégâts qu’il a lui même causé par sa recherche de rentabilité à court terme, et donc, de destruction intentionnelle des ressources humaines et environnementales ? Et pourtant, c’est bien ce modèle qui se développe, et qu’on veut nous faire accepter, dans des domaines qui étaient jusqu’alors réservés à la puissance publique : culture, social, éducation, ... Que pensez quand une école est fournie en matériel informatique par la Fondation Bidule ? Quand une association d’insertion est financée par la fondation "Interim Plus" [5] ? Quand une association de protection de l’environnement est financée par la fondation "Machin immobilier" [6] ? Et pourtant, l’objectif est louable...

Le collectif, c’est aussi la contrainte du nombre sur le singulier, mais c’est surtout la possibilité, la capacité à faire à plusieurs, plus que si l’on était resté seul. Coopérer, c’est se mettre à plusieurs pour aller dans le sens d’atteindre un objectif commun, dans le respect des identités de chacun. Pourquoi alors, oublier ces notions dès lors que l’ambition individuelle dépasse le seuil de tolérance de ce même individu ? Et par ambition, n’y voyez aucunement la carrière ou l’arrivisme, juste l’ambition de faire quelque chose, si possible d’utile et bien (moralement). La gouvernance, résultat d’une démocratie interne par la représentation de la diversité des composantes, doit être autant un objectif qu’un moyen. Au risque de transformer toute entreprise collective en dinosaure économique.

Ce billet d’humeur est autant à destination des structures collectives existantes, issues de l’économie sociale, qui ne savent plus intégrer du sang nouveau et tombe dans un "népotisme de structures" [7], et qui apparaissent comme les "défenseurs du temple" devant l’innovation que le mouvement des entrepreneurs sociaux [8] qui apparait comme un mouvement souple et innovant, mais qui cache un peu trop les contradictions à faire cotoyer des écoles de commerce et des associations d’insertion, la première formant ceux qui vont "casser" les publics accueillis dans les deuxièmes.

Les entreprises d’économie sociale ne doivent pas sacrifier le dogme de la copropriété collective du capital social et la démocratie interne, sur l’autel de la souplesse et de l’innovation. Ce discours plus entendu dans la bouche de Jean Marc Sylvestre pour fustiger la "veille France rabougrie" et glorifier l’entreprise libérale. A l’inverse, les entrepreneurs sociaux ne doivent pas s’arroger le droit à l’innovation social, car il n’y a rien d’innovant dans la démarche. L’innovation sociale est celle d’emmener le plus possible les acteurs concernés sur des démarches de coopération, y compris avec contraintes, car la société est sur la tendance à rejeter la contrainte collective pour libérer l’individu. La solution est probablement entre les deux...

’Mettre le vieux monde en pleine lumière et travailler positivement à la formation du nouveau’’ (Karl Marx)


.: Notre couleur de peau ne doit pas déterminer notre avenir !

Nouvelle campagne de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA)...

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Histoire de la création de LICRA

Un fait divers dramatique est à l’origine de la création de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA).

Le 25 mai 1926, un dénommé Samuel Schwartzbard, ancien combattant volontaire de l’armée française, abat de sang froid à Paris, au Quartier Latin, l’Ataman Général Petloura, réfugié en France après la victoire de la Révolution Soviétique en Russie.

Pourquoi ce meurtre ? Le jeune homme, d’origine juive, avoue spontanément qu’il a voulu, par son geste, venger les siens victimes des pogroms organisés en Ukraine sous le régime des tsars. Or, l’un des responsables de ces expéditions "punitives" dirigées contre les populations juives est précisément l’homme que Samuel Schwartzbard est abattu en plein Paris.

« La LICRA est forte de ses convictions, du dévouement de ses militants, de leur engagement inlassable depuis 80 ans, du crédit et du sérieux que ses interlocuteurs lui accordent. » Patrick GAUBERT, président de la LICRA


.: Entrepreneuriat social : De l’économie sociale libéralisée ? Ou Recapitalisée ?

D’abord, tentons de définir pour les lecteurs l’entrepreneuriat social... Ne soyons pas prétentieux et appuyons nous sur des références dans le domaine...

Aie.. Aucun n’en a la même définition ! Mmm... Celle qui me semble la plus consensuelle, après lecture, reste celle d’Alternatives Economiques :

quelques points communs essentiels : celui de mettre l’esprit d’entreprise au service de besoins sociaux ou sociétaux, celui de ne pas s’attacher à la question des statuts des organisations créées, celui de mettre l’accent sur l’état d’esprit et les moyens mobilisés, et de considérer l’initiative et l’innovation comme des facteurs majeurs du changement social. Par Anne Claire Pache de l’ESSEC

De là, on sent bien la volonté d’individus, utilisant les outils classiques de l’entrepreneuriat, d’atteindre des objectifs sociaux (Sociétaux serait peut être plus explicite ?). Et comme on trouve sur le site de l’AVISE [9] "Elles [Les entreprises sociales] combinent ainsi leur projet économique avec une finalité sociale et/ou une gouvernance participative". Les éléments décrits dans la définition de Mme Pache me conviennent presque totalement...
- "l’esprit d’entreprise" est à prendre comme une manière d’être non assistée et de savoir aller chercher les financements parmi une multitude de partenaires et clients. Quitter le "dogme du financement public associatif" est la voie pour s’en sortir.
- "ne pas s’attacher à la question des statuts des organisations créées" : comme je le dis dans mes interventions, "le statut préserve, mais ne garantit rien !" [10]. Le statut associatif ne garantit en rien un dialogue social étendu, des conditions de travail épanouissante, un management à la hauteur, des salaires acceptables, mais il préserve des espaces de discussions et de décisions collectives... Si tant est que le collectif veuille se les approprier et utiliser les moyens pour dénoncer...
- "celui de mettre l’accent sur l’état d’esprit et les moyens mobilisés" : Cette phrase serait à couper en deux pour moi. Mettre l’accent sur les moyens mobilisés, je le traduis par être exemplaire sur la formation interne, sur les investissements permettant une meilleure prise en compte des salariés sur leurs postes de travail, avoir de bons outils efficaces, ... Par contre, mettre l’accent sur l’état d’esprit est un critère d’une subjectivité importante. Cela me renvoie à une distinction manichéenne entre le bon ouvrier et le mauvais ouvrier, le dernier n’aurait pas ce "bon esprit" qui permet à l’entreprise de se développer, niant l’encadrement de la vie sociale dans un code du travail issu de négociations et de mobilisations progressistes.
- "considérer l’initiative et l’innovation comme des facteurs majeurs du changement social" : que l’innovation soit facteur de changement, je reste dubitatif... L’initiative itou... La mécanisation agricole du début du 19ième a certes permis de nourrir les populations ouvrières du début de la révolution industrielle, mais a aussi profondément l’esprit des campagnes ("Enclosure" anglais), passant d’une solidarité rurale à une parcellisation capitaliste des terres. Et elle a conduit à l’exode des ouvriers paysans vers les villes, entrainant fléaux sociaux et sanitaires. Non, l’innovation n’est pas bonne en soi, par nature, elle n’est bonne que si elle est tournée vers l’amélioration globale des conditions de vie. La prise en compte du triptique "développement durable" (Humain, environnement, économique) est une vraie innovation dans les politiques, si et seulement si, les trois sont réunies. Sinon, c’est du développement économique, ou de l’assistanat social ou de l’écologie.
- "au service des besoins sociaux ou sociétaux" : Même si je suis un sectaire par rapport à l’entreprise classique. Je réfute l’idée même qu’une entreprise classique, type SARL ou SA, puisse avoir un autre objectif qu’un but lucratif. On me rétoquera par l’exemple [11] du créateur d’entreprise "sociale" qui ne s’est pas payé pendant 6 mois [12] pour payer ses traites et les salaires de sa comptable... Oui, et après ? Se lancer en entrepeneuriat était un choix personnel, de sa part. La prise de risque doit elle être saluer comme "le gladiateur avant le combat qui allait trucider ou se faire trucider" ? La prise de risque est elle la seule façon de prouver que le projet était bon.

Soit. Admettons. Posons comme paradigme que seule la prise de risque est la preuve de la justesse de la réponse sur le marché. Qu’est ce qui empêche notre "preneur de risque" de la jouer collectif ? En SCOP ... 2 preneurs de risque minimum ... En association ... Plusieurs... Ai je moins de responsabilité en tant que délégué général de Ressources Solidaires vis à vis de mes collègues ? Le CA de Ressources Solidaires partagent ils moins de risques à ne pas pouvoir payer les salariés dont ils sont responsables légalement ? Effectivement, on peut penser que le directeur de l’association subventionnée à 100% comme peuvent l’être des assos du médico social, prend moins de risques économiques, puisqu’il n’a pas à se préoccuper de la ligne recettes, sauf dans la demande de subvention. Mais il n’est pas entrepreneur social... Il ne répond pas à un manque sociétal par le marché.

Ce qui me chagrine dans l’histoire de cet entrepreneuriat social, c’est la vision très libéral (économiquement) de cette forme d’entreprise. Sans faire mon gauchiste passéiste de base, les idées socialistes du 19ième siècle (K. Marx) pronaient une collectivisation des moyens de production, les différents courants du socialisme s’écharpant dans les moyens pour y parvenir. Marx a conduit sa théorie politique sur le "capital collectif". Ce capital collectif que Gide appellera le capital social de l’entreprise coopérative. Et, si vous me permettez cette pirouette dialectique, ce capital va devenir un patrimoine social après quelques mois (12) en montant au bilan dans les réserves [13].

"Il est dû à l’ouvrier plus que son salaire" rappelle Jean Dollfus. L’économie sociale est la manière dont on pense différemment la répartition des pouvoirs et de l’argent. Dans une association, une mutuelle, une coopérative, le modèle oblige à la répartition différente en introduisant une démocratie et une non redistribution individuelle des bénéfices. L’entreprise n’en a aucune obligation.

Et l’entrepreneuriat social ? Les critères qu’il édicte (lui même) parlent de meilleurs ratios de salaires (le plus faible et le plus élevé), de plus value environnemental, d’objectifs sociaux, ... Mais quid du patrimoine social ? Développé certes par le risque initial, mais aussi par le "sang et la sueur des acteurs internes" qui ne sont pas toujours ceux qui en retireront le bénéfice à la vente ! Le capitalisme paternaliste du début du 20ième ne pouvait il pas être assimilé à un "entrepreneuriat social de maintenant" ? Non, bien entendu, car les objectifs ne sont pas sociaux... N’ont pas vocation à satisfaire un manque social... Cela induit que le social est marchandisable et peut être mis sur le marché ? Les tenants des SSIG doivent se poser des questions. D’autant que les soutiens et relais des défenseurs des SSIG sont beaucoup issus de l’ESS !

J’ai un réel soucis à comprendre cette notion d’entrepreneuriat social autrement que dans un cadre collectif, de non lucrativité et d’absence de capital réparti entre individus, ce dernier élément étant carrément rédibitoire pour moi !

Le patrimoine social, constitué à partir entre autres du capital social, doit être indivisible et non répartissable auprès d’individus. Là est ma ligne de fracture entre un capitalisme édulcoré et la vraie alternative que représente l’économie sociale et solidaire.

Mais, au delà de ce billet maladroit probablement, pas assez argumenté, pas assez ténu pour tenir la discussion, c’est aussi le ras le bol d’un militant associatif qui défend un autre modèle d’entreprise, l’entreprise associative, collective et efficace. Non, on peut être de valeur et rentable sans utiliser les mêmes outils que ceux dont on voudrait se distinguer : les patrons de l’économie traditionnelle.

A moins qu’on ne le veuille pas tant que cela...

L’entrepreneuriat social n’est pas le fait pour une entreprise de satisfaire par le marché à un objectif social, mais bien aussi d’appliquer un sens, des pratiques et une autre répartition des pouvoirs et richesses.

A lire :
- "Qu’est ce que l’entrepreneuriat social ?" sur le site de l’IDIES. Très bon article, même si la question de la transmission du patrimoine social reste flou...
- "L’entrepreneuriat social" sur le site d’Alternatives Economiques ;
- La définition sur Wikipedia .


.: Les joies des traducteurs automatiques...

Nous avons tous reçus un jour un message publicitaire pour un appareil, un service, un site internet qui n’était qu’une traduction francisée du message d’origine, dans le meilleur des cas, anglosaxons. Là, c’est de l’italien...

Aujourd’hui, via EBay, j’ai reçu un message publicitaire pour une sacoche de réservoir... Elle me parait bien à l’image... Je vais donc voir plus loin les explications techniques... Arf !

Cela donne ça :

Fixation avec de base separabile à ceinture range SOFT FIX ou à 6 aimants en néodyme

 ??? "separabile"... Séparable peut être... Amovible même ! Comprendre sangle plutôt que ceinture...

Tissé polyester 1200/1200 noir j’antiarrache/imperméable/Inserti dans tissé réfléchissant 3M/3 poches extérieures/Poche portacartina/Tracolla/Casque antipluie termosaldata/Casque antipluie termosaldata/Dim. Cm.35x26x20/29

Mouais... Notez le "j’antiarrache" ! Mais le "Inserti dans tissé réfléchissant" n’est pas mal non plus... En même temps, si on ne traduit pas, on comprends quand même : "portacartina"... Après tout, la sacoche a un "Casque antipluie termosaldata"...

Soft fix est l’innovateur système de fixation à ceinture disponible pour nos bourses de réservoir. Réalisé avec une de base de j’appuie en souple antitoboggan, ntiégratignure, imperméable et inattaquable de l’essence.

Moi, les "bourses de réservoir", j’adore... Surtout en peau de kangouroo... Preuve que c’est du solide tout de même, la base est "une base de j’appuie en souple antitoboggan, ntiégratignure"... On sait ce qu’on achète non ? D’autant que la sacoche est "inattaquable de l’essence" ... De naissance ? :)

Soft fix jumelle à tres tenace fixation (ineguagliabile de n’importe quel autre système magnétique ou adhésif) majeure adaptation aux formes du réservoir et protection Pour la peinture.

On ne risque pas de la perdre, "Soft fix jumelle à tres tenace fixation"... Rien à craindre, d’autant qu’elle est aussi "ineguagliabile de n’importe quel autre système magnétique ou adhésif". Alors hein !

Pour les bourses de réservoir sbk big et d’enduro max, le système soft fix est même disponible en version spécifie pour les modèles de mouvement plus diffus.

Elles ont de la chance les "bourses de réservoir", car la sacoche peut s’adapter sur les modèles plus "diffus"... Pas très clair tout cela !

Alors, merci de ne plus utiliser les traducteurs automatiques. Mieux vaut mettre quelques dizaines d’euros pour une traducteur (Un étudiant par exemple !) plutôt que dans ce type de logiciel...

Sauf pour nous faire rire...


0 réaction - #Drôleries - #Drôleries - #Moto :: 13:33
.: Rouler sur deux roues, c’est extra !

Huit heure moins le quart, il est l’heure... En ce début de mois d’octobre, il fait encore sombre. L’humidité de la nuit fait remonter les odeurs de terre et d’herbe, les effluves chatouillent mes narines.

Je me dirige dans la pénombre vers la porte du garage. J’ouvre le cadenas et le verrou. Ma fidèle monture est là. Sur ses deux roues, droite comme un "i". Sa selle luit de la fine couche d’humidité qui s’est déposée durant la nuit. Le guidon est entravé par l’antivol, je le libère, la roue avant oscille sur son axe de direction. Je range mon sac à l’abri des intempéries. Je prends le guidon fermement, je lève la jambe droite et enfourche mon destrier des temps modernes. Je pousse en arrière l’ensemble maintenant composé, peinant dans la terre glissante du sol de mon garage. Je sors sur la rue, descend et va fermer le garage. Je remonte et pars après avoir mis mon casque et mes lunettes. Je roule, je sens l’air froler mon visage, il est doux et humide. La route que j’emprunte longe les champs, leurs odeurs remplacent celle de l’herbe de mon jardin. Céréales, bouse de vaches, haies naturelles, arbres, ... Tout passe par mes narines, grandes ouvertes sur les odeurs de la nature et de la campagne. Les stops et les carrefours s’enchainent. J’arrive près de la forêt, meilleur endroit pour les senteurs automnales ! Là, c’est le bois humide, les champignons, les baies sauvages mélangées à la fougère qui s’installent sous mon nez, dans ma bouche, sur ma peau. Comme la forêt sent bon en automne !


0 réaction - #Moto - #Coups de coeur - #Moto :: 16:47
.: Courrier de candidature au conseil d’administration départemental de l’ADMR de Loire Atlantique

J’ai appris le départ de l’un des administrateurs fédéraux et je saisis l’opportunité pour présenter ma candidature par cooptation, conformément aux statuts.

Je me présente en quelques mots... J’ai 38 ans, 2 enfants (17 et 8 ans), actuellement Président de l’ADMR de Riaillé, association du Pays d’Ancenis qui a eu quelques aléas il y a environ un an, et qui est animé par une poignée de bénévoles depuis.

De formation assistant social, professionnellement, je suis délégué général d’une association nationale, basée à Nantes, qui anime un site internet d’actualités et d’emploi dans l’économie sociale et solidaire. Je suis amené à beaucoup me déplacer (Entre autres sur Paris) et à rencontrer beaucoup de monde, dont certains sont dans les services à la personne. Je donne des cours sur l’économie sociale, j’anime des conférences sur l’emploi et sur l’économie sociale. L’association est composée de 3 salariés et d’un conseil d’administration de 7 personnes.

Personnellement, je fais partie d’association depuis mon adolescence. Etudiantes, syndicales, revendicatives, mes expériences sont nombreuses et m’ont déjà conduit à des postes nationaux de coordination (6 salariés, 75 antennes départementales, 500 militants, une mutuelle d’assurance, un magazine d’information, une association de formation).

Ma candidature s’effectue dans un contexte particulier, car l’association ADMR de Riaillé a pris la position de laisser le plus possible les aspects techniques de l’activité, la délégant avec confiance à la fédération. Je ne suis donc pas, et ne veut pas l’être, un « technicien bénévole ». Cette position a été naturelle car tous les bénévoles ont souhaité aider, donner du temps, accompagner, mais pas pour être des commerciaux, des comptables ou des techniciens. Mon engagement à l’ADMR, auprès de vous si vous le permettez, se fera en m’attachant à 4 principes intangibles pour moi, piliers de ma participation :

- 1. La relation avec les intervenants : On ne peut prétendre être une association, penser autrement la relation sociale si les responsables des salariés n’ont pas en tête une relation saine Employeur / employé. Les intervenants sont des professionnels, techniquement opérationnels certes, mais aussi ayant droits et devoirs. Nous devons accompagner leur activité quotidienne (Régulation, supervision, formation, …) et jouer notre rôle d’employeur responsable et attentif, plein et entier. Ce qui encadre notre relation avec les salariés reste le contrat de travail et non le contrat avec l’usager.

- 2. La place des bénévoles : le bénévolat n’a jamais été aussi fort en France que depuis ces dernières années. La crise du bénévolat reflète plus un changement de forme dans l’engagement qu’une baisse quantitative. Majoritairement, on ne s’engage plus pour gérer et sur de la régularité, mais sur des actions « coup de pouce » et sur du visible. On peut, on doit le regretter pour la gestion de nos associations, mais c’est un fait avéré. Le renouvellement des générations bénévoles se pose de façon criante sur certains secteurs où la plus-value sociale de l’engagement est faible. Comment penser attirer des jeunes adultes à s’investir pour gérer des plannings ou faire des encaissements ? Par contre, l’engagement inter-générationnel et l’accompagnement des plus faibles seront à coup sûr, plus attrayants pour des jeunes en recherche de sens. Charge à nous de les accueillir au delà.

- 3.La démocratie : Étroitement lié au bénévolat, je la place sur 3 niveaux...

  • Le pouvoir des bénévoles élus : un élu reste le responsable légal de l’association. Que ce soit au niveau fédéral ou local, il est le responsable socialement et légalement. L’interaction entre le salarié et l’élu doit être grande et clairement défini. Et à tous les niveaux, la structure doit pouvoir proposer, les élus décider et trancher. Pas l’inverse. Pour cela, le débat doit être un outil de développement dont on ne doit pas avoir peur, au contraire. J’en serai un ardent défenseur.
  • Si un élu porte le pouvoir sur la structure, il porte aussi et surtout le pouvoir de représenter les composantes de son association. Et non pas que lui même. Un élu porte donc une responsabilité : responsabilité de porter des orientations définies collectivement, responsabilité de défendre le mandat qu’on lui a donné, …
  • Intégrer le plus possible dans le processus de décision les bénévoles : même si l(a faible)’expérience que j’ai de l’ADMR me permet de dire que ce n’est pas facile, c’est pourtant le bon cap. Intégrer les bénévoles, les faire participer et les faire influer sur des sujets sont les seuls moyens d’en faire de futurs administrateurs, de les faire rester et d’en attirer d’autres.

- 4. Une entreprise associative en phase avec la réalité et le contexte dans lequel il agit : le secteur des services à la personne subit la contrainte de reposer sur des organismes autonomes et indépendants (A 85% d’associations avec des élus bénévoles) et de vivre majoritairement de financements publics (Ou privés mais totalement encadrés). Il faut donc qu’elle soit efficiente, pragmatique ET démocratique. L’enjeu est de taille, mais pas impossible à relever si on regarde les autres entreprises associatives, mutualistes et coopératives qui le font depuis 150 ans, les mutuelles santé en tête (Activité encadrée, mais réelle plus value pour leurs adhérents). Les schémas de fonctionnement, les processus décisionnaires et le dialogue interne doivent être actualisés, en phase avec la réalité de terrain et les enjeux économiques du marché. Coupler économique et social est la force de l’ADMR, il faut l’expliquer, le valoriser et le développer. Et l’économique passera par une encore plus grande professionnalisation, une rigueur comptable, une amélioration des prestations auprès de nos adhérents et la recherche de pistes de développement (Nouveaux marchés des entreprises => cf dernier numéro du lien ? Développement de l’aide aux familles ? De l’aide optionnelle aux personnes âgées ? De l’accueil collectif ? Je ne sais pas, discutons en !)

Voilà le sens de mon engagement. Je peux apporter de la réflexion, du temps, de la parole, des déplacements, des actes, mais je le ferai dans un contexte : dans le dialogue, le débat, le respect des engagements et la place ouverte à chacun.

Dans la transparence, vous avez donc mes motivations pour faire un bout de chemin ensemble.

Dans l’attente,

Guillaume CHOCTEAU


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Notes

[1] Parce que sinon, c’est le bordel !

[2] homo modernicus en voyagus

[3] Détrompez vous ! Ce n’est pas pour savoir si le bluetooth est activé, c’est pour qu’on LA voit !

[4] Du verbe suivre

[5] Nom fictif, mais vous pouvez trouver le bon !

[6] Grand bétonneur devant l’éternel !

[7] A la différence du népotisme familial, ici, ce sont les structures qui se distribuent les cartes

[8] Pas l’association constituée particulièrement, mais la dynamique enclenchée

[9] Référence sur le sujet

[10] Copyright svp

[11] qui tue

[12] Un an ?

[13] Qu’on appelle "patrimoine social" en compta !